Au programme

 

8h00 – 8h45 : Petit-déjeuner networking

8h45 – Accueil

8h50 – Allocution d’ouverture

Jacques FERNIQUE, sénateur du Bas-Rhin, Membre de la commission de l’aménagement du territoire du développement durable, président de la Conférence nationale sur les déchets ménagers 2026

9h00 Allocution ministre

9h10 – Keynotes introductives

  • Président du Syctom
  • Jean-François VIGIER, vice-président de l’AMF, président du Syndicat mixte d’ordures ménagères de la Vallée de Chevreuse (SIOM)

9h20 – Table ronde 1 : « Plastiques : de la crise environnementale et sanitaire à l’enjeu de souveraineté ? »

La guerre en Iran et la fermeture du détroit d’Ormuz ont mis en lumière une dépendance structurelle que l’Europe ne peut plus ignorer : en quelques semaines, le prix du polyéthylène a bondi de près de 30 %, fragilisant l’ensemble de la chaîne de valeur industrielle. Mais la réponse à cette crise ne saurait se limiter à sécuriser de nouveaux approvisionnements en polymères vierges, la véritable souveraineté plastique de la France et de l’Europe passant d’abord par une réduction drastique et structurelle de leurs besoins. La France présente un profil de dépendance particulièrement exposé aux aléas géopolitiques des marchés de polymères, dont 91 % restent issus de ressources fossiles. Réduire ce besoin, c’est simultanément desserrer l’étau de la dépendance aux importations et reprendre la main sur un impact environnemental et sanitaire dont l’ampleur reste dramatiquement sous-estimée : chaque Français génère aujourd’hui 52,7 kg de déchets plastiques par an, dont seulement 22 % sont recyclés.

Dix ans de législation progressive ont certes posé les jalons d’une trajectoire : interdiction progressive des plastiques à usage unique, objectif programmatique de fin des emballages plastique à horizon 2040, obligation de vente en vrac. Mais ces avancées restent en deçà de l’urgence.

La question posée à cette table ronde est donc au fond celle-ci : peut-on faire de la réduction de notre besoin plastique le premier acte d’une stratégie de souveraineté industrielle ?

Faut-il instaurer un contrôle ex ante de la production de résines sur le principe « on ne produit plus un polymère que l’on ne sait pas traiter en fin de vie » ? Comment réorienter les filières sectorielles les plus consommatrices — emballages, textile, agriculture — vers des alternatives viables ? Quelle place donner au recyclage dans cette stratégie ? Et comment faire en sorte que l’impératif géopolitique, loin de servir de prétexte à maintenir le statu quo pétro-sourcé, accélère au contraire la sortie du tout-plastique ?​​​​​​​​​​​​​​​​

Introduction et modération :

François-Michel LAMBERT, président de SOROA

Table ronde en cours de constitution

10h30 – Table ronde 2 : « Gaz, CSR et déchets : vers une souveraineté énergétique par l’économie circulaire ? »

Le traitement de la biomasse, des combustibles solides de récupération (CSR) ou des plastiques non recyclables représente un potentiel important de production d’énergie ou de chauffage et constitue un enjeu de souveraineté énergétique. La collecte séparée des biodéchets, mise en œuvre depuis janvier 2024, vise prioritairement à favoriser le retour au sol de fertilisants organiques (composts, digestats…) et à produire de l’énergie renouvelable, en valorisant de la matière organique qui n’a pas vocation à être enfouie ni à rejoindre la poubelle résiduelle. Les CSR et d’une façon plus générale le déchet-énergie ont vu leur intérêt croître en raison de leur capacité à produire de l’énergie. Néanmoins, leur production nécessite un outil industriel conséquent et long à déployer et soulève plusieurs enjeux : l’extension des quotas carbone à la valorisation énergétique, la prise en compte des émissions évitées, les conséquences sur la gestion des déchets ménagers, le plan industriel de modernisation des UIOM, ainsi que les évolutions réglementaires européennes attendues.

Dans un contexte de tensions géopolitiques accrues et de flambée des prix du gaz, les déchets ne sont plus seulement un enjeu de gestion environnementale mais deviennent un puissant levier de souveraineté énergétique, de compétitivité industrielle et de résilience territoriale. En compétition avec l’énergie fossile ces filières nécessitent un investissement immédiat pour changer d’échelle au bénéfice de l’indépendance énergétique de la France et de la compétitivité de sa production énergétique. Elles requièrent également un cadre réglementaire, fiscal et industriel stable et lisible.

Comment accélérer le développement des gaz renouvelables et des CSR ? Quelle place leur accorder dans la stratégie énergétique nationale et européenne ?

Cette table ronde explorera les conditions d’une véritable stratégie énergétique fondée sur les déchets.

Introduction :

Patrice GEOFFRON, professeur de sciences économiques à l’Université Paris-Dauphine, directeur du Centre de Géopolitique de l’Énergie et des Matières Premières (CGEMP)

Modération :

Muriel OLIVIER, déléguée générale de la FNADE

Table ronde en cours de constitution

11h40 – Keynote : « Le traitement des déchets municipaux en Europe : bilan et perspectives »

Un représentant de la direction générale de l’environnement (DG ENV) à la Commission européenne

11h50 – Table ronde 3 : « Service public de gestion des déchets ménagers : pilier de souveraineté ou modèle sous tension ?

À l’heure où les déchets deviennent à la fois une ressource énergétique, un enjeu industriel et un facteur de souveraineté, le service public de gestion des déchets ménagers se trouve à un tournant décisif. Longtemps conçu comme un service de collecte et de traitement, il est désormais au cœur d’enjeux stratégiques majeurs : sécurisation des approvisionnements en matières, production d’énergie locale, structuration de filières industrielles.

Mais cette montée en puissance s’opère dans un contexte de fortes tensions, voire d’injonctions contradictoires : hausse des coûts liée à l’énergie, obligations de décarbonation, incertitudes sur les marchés des matériaux recyclés, fiscalité contreproductive et attentes croissantes des citoyens. Dans le même temps, les collectivités doivent arbitrer entre des objectifs parfois contradictoires : réduction des déchets, développement du recyclage, valorisation énergétique et maîtrise des dépenses publiques.

Dès lors, le service public doit-il évoluer vers un rôle d’opérateur stratégique de la souveraineté territoriale ? Faut-il repenser ses modes de financement, son statut fiscal, ses relations avec les éco-organismes et les industriels, voire ses missions mêmes ?

Cette table ronde mettra en débat les transformations nécessaires pour faire du service public des déchets un acteur central de la transition écologique, mais aussi de la résilience économique et énergétique de la France.

 Modération :

Président du Syctom

Table ronde en cours de constitution

12h50 – Conclusion